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Diviser pour mieux régner ?

Dans une interview accordée au journal "le Progrès" parue le 21 juin 2007 , Gérard BAILLY, tente de se justifier.

 

 


 

Dans son interview, Gérard BAILLY fait de la "vieille politique". Il reporte aujourd'hui la responsabilité des dissensions actuelles de sa majorité sur ses amis politiques alors qu'il en est le seul et unique responsable.

Enfin, il entretient volontairement l'incertitude concernant son avenir à la tête du Conseil Général.

 ***

Lorsque l'on se dit "sage", il faut avoir une attitude sage.

Un sage ne divise jamais sa famille politique, il  doit  au contraire la souder et la rassembler par une attitude impartiale.

Quand il s'engage en faveur de Marie-Christine DALLOZ, Gérard BAILLY sait pertinemment que c'est sous son étiquette de président de Conseil Général que son intervention sera perçue.

Enfin, il veut nous faire croire qu'il est le bouc émissaire de la situation alors qu'il en est l'instigateur. Il me fait penser à un pompier pyromane qui tente ensuite d'éteindre l'incendie qu'il a lui-même allumé.

Quant aux perspectives pour 2008, le président excelle dans le rôle de manipulateur. Il veut nous faire croire que "la situation récente n'a pas éclairé sa conscience". C'est peut-être pour nous ressortir en mars 2008 la séquence de l'été 2006 : "retenez-moi ou je reste".

Ne rentre-t-il pas dans la démarche du vieil éléphant qui ne veut pas céder la place à un jeune lion ?

*** 

Monsieur BAILLY, ayez le courage d'assumer vos responsabilités et ne soyez pas le chantre de la phrase célèbre "responsable mais pas coupable". Vous êtes bien, au contraire, "responsable et coupable" des dissensions actuelles au sein de votre majorité. C'est la moindre des choses que vous tentiez de vous faire pardonner.

Si l'erreur est humaine et excusable,  le mensonge, lui, est impardonnable.

Si, pour vous, "diviser c'est régner", nul doute que les échéances de 2008 vous sanctionneront à moins que……..vous décidiez "sagement" de vous retirer. 

 

 

J'attends les réactions des internautes.

 

Vous trouverez ci-après le texte intégral de l'interview. 

 

 

 


Interview du Progrès du 21 juin 2006

 

Gérard Bailly : «Je ne demande pas la tête de Charroppin»

Le président du conseil général joue l'apaisement, au sein et en dehors de l'assemblée départementale

 
Journaliste : Pourquoi avoir affiché votre soutien à Marie-Christine Dalloz aussi tôt dans la campagne ? Ne fallait-il pas attendre le second tour ?

GB :[Après un long rappel chronologique des faits] Il a fallu faire vite. Yves Garnier a déposé son dossier le 18 mai à 11 h 40 et à 14 h 30, Marie-Christine Dalloz me demandait si elle pouvait compter sur mon soutien. Comme je ne pouvais absolument pas cautionner le procédé qui avait conduit à la candidature de Garnier, je lui ai apporté mon soutien. C'est elle que je soutenais déjà l'été dernier lorsque Jean Charroppin avait dit qu'il ne se représentait pas. Elle avait déjà été « spoliée » à ce moment-là. Ce fameux vendredi, Marie-Christine Dalloz n'avait rien de prêt sauf un billet d'avion pour partir en vacances. À l'inverse, dès le lundi, Garnier avait déjà ses affiches grâce à un formidable imprimeur et très vite chacun des 55 000 électeurs de la circonscription a reçu une lettre personnalisée de Charroppin. Et puis il y a eu des faits inadmissibles comme l'investiture annoncée par Garnier et la fausse lettre de Sarkozy.



Journaliste : Avez-vous compris les reproches que vous ont adressés les quatorze conseillers généraux de votre majorité dans leur communiqué de jeudi (1) et l'avez-vous admis ?

GB : Ce que l'on peut peut-être me reprocher, c'est de ne pas avoir pris un temps pédagogique mais encore une fois nous n'avons pas eu ce temps. Je répète que je me suis engagé en tant que conseiller général de Clairvaux et simple électeur. On peut me reprocher d'avoir pris parti mais on en revient à la nature du mal : Garnier aurait déposé un jour ou deux avant, on aurait pris le temps de se réunir. Cela dit ce n'est pas Bailly qui a fait cet écart de voix. Godin avait le soutien de Borloo et Garnier celui de Charroppin.

JournalisteQue pensez-vous de la forme de leur démarche, un communiqué et une conférence de presse ?

GB : Je crois que dans les quatorze il y avait des états d'âmes différents. Il y avait de la jalousie, il y avait des gens qui soutenaient Garnier et des gens qui ne voulaient pas soutenir Marie-Christine Dalloz - qui a les défauts de ses qualités car elle dit les choses en face - et puis il y avait Godin qui était très déçu. J'ai été un petit peu surpris de cette démarche mais peut-être que mes collègues n'avaient pas toutes les informations. Certains se sont laissés embarquer dans quelque chose qui les a dépassés, ils ont pensé que cela ferait un entrefilet de quatre lignes, pas que ça prendrait une telle ampleur et ils l'ont bien regretté.

JournalisteLundi dernier, vous aviez une réunion avec vos vice-présidents. Comment s'est-elle passée ?

GB : Je pense que la majorité se ressoudera. Mais il y a eu des propos très durs, et pas qu'envers moi, de tous côtés. Aujourd'hui, réunir Garnier, Dalloz, Godin et Pernot autour d'une table, je ne pense pas que ce soit l'idéal Les plaies vont mettre des jours ou des semaines à se cicatriser. Mon expérience me dit qu'il faut donner du temps au temps, car c'est de la sagesse. Et mon âge me dit qu'il faut de la sagesse. Garnier et Godin se sont tellement vus élus. Il y a l'effet de la déception et pour l'atténuer il fallait un bouc émissaire et c'était Bailly.

Journaliste : On a parlé d'un antagonisme Charroppin-Bailly

GB : Cette animosité c'est faux. Jean Charroppin a fait des millions de kilomètres pour le RPR et l'UMP. Il a participé à tant de choucroutes, de mechouis, de galettes des rois et de réunions. Il s'est beaucoup investi pour le mouvement. Nous avons travaillé ensemble pour le désenclavement à Paris. J'ai soutenu des dossiers difficiles pour Champagnole comme l'abattoir. Je n'ai jamais eu de conflits avec lui. J'ai seulement lu dans vos colonnes qu'il s'était insurgé contre « l'ingérence de Bailly » à propos de l'école de Loulle comme si le président du conseil général ne pouvait pas s'exprimer dans un dossier qui concerne un peu son canton et le transport scolaire. Je sais aussi que dans ses réunions publiques le président du conseil général en prenait « plein les bottes » alors que quand il vient ici [il montre son bureau] c'est toujours «mon p'tit Gérard». Je sais aussi qu'il a tenu des propos peu sympathiques sur Dominique Chalumeaux, notre candidat aux cantonales partielles de Conliège.

Journaliste : L'UMP doit-elle continuer à fonctionner avec le même secrétaire départemental et le même adjoint ?


GB : Ce n'est pas à moi de le dire. L'UMP a un président et c'est à lui et au comité départemental de voir quelle est suite à donner. Moi, je ne vais pas plus loin que de condamner la méthode de désignation du candidat. Je ne demande pas la tête de Charroppin.

Journaliste : Parlons de votre avenir à la présidence qui semble intéresser beaucoup de monde. Qu'avez-vous décidé à cet instant ?


GB : J'ai décidé qu'il y avait des dossiers importants mais je ne vais pas dire comme d'autres : je vais les mener jusqu'au bout car cela nous emmènerait pour de longues années encore. Le haut débit, le contournement de Lons, le développement de l'aéroport de Dole-Tavaux, l'année du bénévolat, etc. Tout cela me semble beaucoup plus important que cette turbulence électorale. Et puis il y a le dossier emploi dans le haut Jura qui arrive.

JournalistePour 2008 vous n'avez donc rien décidé ?


GB : La situation récente n'a pas éclairé ma conscience, elle n'a fait que l'obscurcir. Pour autant, j'ai eu un mandat plus long que mes prédécesseurs, treize ans maintenant. J'avais dit à mes collègues l'an dernier que j'étais prêt à passer la main mais ils n'ont pas souhaité que cela se fasse, surtout pas avant les législatives. Je suis toujours dans cette optique-là. Je ne veux surtout pas m'accrocher. Par contre, je ne ferai surtout pas comme Charroppin, je ne veux pas choisir mon successeur. Je n'ai pas accepté ce qui s'est passé pour les législatives, ce n'est pas pour faire pareil.

Journaliste2011, la fin de votre mandat de conseiller général, ça ne vous paraît finalement pas si loin ?

GB : [Rires]

JournalisteOn a parlé de Marie-Christine Dalloz pour vous succéder...

GB : C'est faux de dire ça. Ce n'est pas dans mon esprit et elle n'est pas candidate, à brève échéance. Elle n'y a jamais pensé une seconde, parce qu'elle se sait contestée par certains.
Propos recueillis par Benoît Chevrier

(1) Jeudi, quatorze conseillers généraux dont sept vice-présidents ont signé un communiqué regrettant l'engagement du président du conseil général aux côtés de Marie-Christine Dalloz
 

 ---ooo---

 

 

 

 

 

 

Par uxelles, 21 juin 2007 10:13 | Vie politique jurassienne | Commenter (3) | Permalien | Rétroliens (0)

Commentaires
proverbe du fond du pays ! | le mangeur de racine | 21/06/2007 18:45 | Répondre

comme dirait mon arrière grand oncle ! vo mieu torcher le cu du cannard avant qui t'chi dsu.

bailly doit partir | journaliste | 21/06/2007 18:43 | Répondre

partir maintenant avec l'espoir de laisser encore possible l'image d'une personne responsable est le mieux pour monsieur bailly sinon ne restera que de vilaines chose ...

scandal à haut débit | yve tandier | 21/06/2007 18:37 | Répondre

Le jura va accueillir le Haut Débit sur 99% de son territoire
(Source : Conseil Général du Jura 12/02/2007)

Les Conseillers généraux du Jura viennent de se prononcer pour la mise en place, au travers d’une délégation de service public attribuée au groupement APRR-Altitude, d'un réseau public départemental de desserte en Haut Débit sur tout le département.
Ainsi, d'ici 18 mois, 93 % de la population pourra bénéficier d’une connexion Haut Débit minimum 2 Mbps et 99% disposeront d’une connexion ADSL d’au moins 1 Mbps. Pour ce qui est des entreprises, 93% auront au minimum accès au Haut Débit 2 Mbps symétrique.

Pour y parvenir, le délégataire déploiera différentes technologies existantes : fibre optique, Wimax...

Ce réseau départemental a bien sûr pour objet de résorber la fracture numérique dans le Jura aujourd'hui préjudiciable à ses entreprises et ses habitants. Le réseau apportera également au grand public la possibilité d’accéder à une offre plus diversifiée et plus concurrentielle.
Michel GÉA - DSLvalley

Un calcul très calcul, mais au résultat bien embarrassant !

(Archive du conseil général )
En Franche-Comte, les opérateurs Bolloré et Maxtel ont été selectionnés
par l’ Autorité de Régulation des Communications électroniques
pour déployer leur réseau.
Il devra assurer une bonne couverture du territoire, notamment
pour les actuelles « zones blanches » où le débit est au compte goutte.
Leur réseau devra également être ouvert à la concurrence et donner au client la possibilité de choisir son fournisseur de services.
Bolloré Télécom rassemble les actionnaires suivants : Bolloré ( 85%), Hub Télécom ( 10%), Antalis TV (5%) .
Maxtel est composé par : Altitude Télécom (50%) , Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (50%).

Engagements de déploiement en Franche-Comté :

Bolloré Télécom : 49 stations au 30 juin 2008, 162 au 31 décembre 2010, 262 au 31 décembre 2013.
Maxtel : 77 stations au 30 juin 2008, 108 au 31 décembre 2010, 154 au 31 décembre 2013

(conclusions)
Un rapport des chiffres énigmatique : en prenant en compte que sur 18 mois plus de 90% de la population et des entreprises accéderons à l’offre haut débit (information donnée est publiée par le conseil general)avec la mise en place de 49+77 (=126)stations, sachant que 154+262 (=416 au total )devraient étre mise en place au 31 decembre 2013 soit dans 6 ans ou 72 mois, il résulte d’après les chiffres annoncés par le conseil général (bailly)que c’est 126 stations soit 30% de la totalité des stations à mettre en œuvre pour couvrir le téritoir représente 90% des usagers !!!! à moins que ma calculatrice fonctionne au kérosène je trouve ce rapport bien douteux !!! ne faut il pas plutôt en conclure que dans 72 mois soit 6 ans le travail sera réalisé !!!! et dans 18 mois 30% seront couver ?t.

Parallèlement, le département compte proposer dans un premier temps une solution d’accès alternative aux quelques communes non couvertes par le réseau dans le cadre d’un programme de partenariat entrepris par le conseil général et l’Etat. Quelle solution ?! est elle fonctionnelle ?! apparemment non !

Des chiffres revus à la baisse !!!!

WiMax - Worldwide Interoperability for Microwave Access

Définition

Technologie sans fil de transmission à haut débit à large portée (50 kilomètres)Nom commercial de la technologie sans fil 802.16 poussée par un consortium d'une cinquantaine de membres, dont Intel, Nokia, Fujitsu Microelectronics et China Motion Telecom, le Wimax est un standard de transmission sans fil à haut débit. Fonctionnant à 70 Mbit/s maximum, il est prévu pour connecter les points d'accès Wi-Fi à un réseau de fibres optiques, ou pour relayer une connexion partagée à haut-débit vers de multiples utilisateurs.

Avec une portée théorique de 50 km, il devrait permettre, à terme, le développement de réseaux métropolitains (MAN) reposant sur un unique point d'accès, au contraire d'une architecture basée sur de nombreux points d'accès Wi-Fi.La bande passante maximale théorique offerte par le Wimax est de 70 Mbit/s sur une distance de 50 km. En exploitation les opérateurs tablent sur un débit réel de 10 Mbit/s sur 8 km.

Ce rapport inquiétant démontre une fois de plus qu’il faudra s’attendre à voir du monde dans les tuyaux !!! bien serré …

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